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  Conférence internationale

Conclusion de 4èmes assises du CNMSS:

Résumé des 4èmes assises de médecine et des sciences du sport


Au cours des 4èmes assises qui se sont déroulées les 14 et 15 mars 2008 à la maison des fédérations, nous avons débattu lors de cette édition : « l’exercice de la médecine du sport en Tunisie ».
L’ouverture officielle a été présidée par Monsieur le Ministre de la jeunesse des sports et de l’éducation physique en présence de Monsieur le Président du Comité National Olympique Tunisien.
Les travaux ont été conduits en table ronde et chaque sous thème a été discuté par les présents et les conclusions suivantes ont été retenues :
  • le cursus de formation des médecins du sport:
    • Solliciter les facultés de médecine pour uniformiser le contenu du mastère et l’adapter aux bonnes pratiques de la médecine du sport
    • Contrôler l’assiduité aux cours et aux stages d’application
    • Tenir compte du profil du candidat et de ses motivations lors de la pré inscription pour le retenir sur la liste finale des inscrits au mastère.
    • La question la plus difficile a été de définir le profil du médecin du sport : faut il se contenter de l’actuelle compétence (mastère) ou faut-t-il la transformer en spécialité à part entière ?
    • Organiser des cours post universitaires à l’intention des médecins du sport dans le souci d’améliorer leurs connaissances et leur permettre de rester à jour dans l’état de l’art.
  • Le conseil national de l’ordre des médecins a débattu la question de la déontologie et de l’éthique de la pratique. Le secret médical en particulier doit être précieusement gardé par le médecin, néanmoins certaines situations permettent d’expliquer l’affection quand il s’agit de protéger la santé du sportif : c’est le secret partagé par lequel sera tenue la personne mise dans la confidence. Seul le sportif est habilité à divulguer sa pathologie aux médias s’il le désire.
  • En raison du développement important de la pratique sportive, le médecin occupe une place essentielle pour la protection de la santé du sportif contre les risques liés à cette pratique intensive. Pour cela, il devient indispensable de structurer et de réglementer l’exercice de la profession. En effet, le médecin peut exercer dans l’une des différentes situations :
    • Au niveau fédéral :
      • médecin de terrain pour l’élite nationale (différentes catégories : seniors, juniors, les jeunes, filles, garçons)
      • ou membre fédéral : président de la commission médicale
    • au niveau du club : surtout les clubs de nationale A et B où les sportifs sont des professionnels et les enjeux sont importants pour les clubs.
    • Dans un centre médical de référence (CNMSS et centres régionaux)

En plus de cette répartition de lieu d’exercice, les tâches sont très diverses :

  • tâche de planification, d’organisation et de contrôle (mise en place du programme de couverture médicale pour toutes les catégories de pratique des seniors jusqu’aux plus jeunes et dans toutes les régions)
  • tâche de médecin du terrain qui assure l’accompagnement du sportif dans tout ce qui concerne sa vie sportive
    • Rôle prédictif : participation avec le staff technique à la programmation et à l’interprétation des tests d’exploration fonctionnelle dans le cadre de l’amélioration de la performance.
    • Rôle préventif et éducationnel : avoir une formation suffisante pour aborder le sportif dans sa globalité (nutrition, qualité du sommeil, état psychologique, …)
    • Rôle curatif: médecine générale et traumatologie sportive avec possibilité de demander avis aux confrères spécialistes dans les cas où un avis spécialisé s’impose

Ainsi, la principale recommandation qui en sort est que :
- Pour l’élite nationale : dans chaque fédération, il serait très utile de mettre en place un médecin fédéral engagé à l’image du DTN qui assumera la tâche d’organisation, de planification et de contrôle, et à côté un ou plusieurs médecins de terrain conventionnés selon les besoins qui seraient obligatoirement titulaires d’un diplôme de médecine du sport.
- Pour les clubs surtout de nationale A et B, d’encourager le recrutement d’un médecin ayant la compétence en médecine du sport

Dans le cadre de l’assurance professionnelle, les médecins doivent être liés aux structures les engageant par des contrats visés par l’employeur et le conseil national de l’ordre des médecins.

Vu les taches (prédictive, préventive et curative) du médecin du sport, son exercice ne pourrait pas se limiter à une convention de 2 ou de 4 heures par semaine, mais il serait plus efficace selon un mode d’exercice à plein temps ou à temps partiel.

  • pour veiller à la bonne application des règles mises en place pour la médecine du sport dans tous ses aspects, il serait pertinent de créer une commission nationale composée de représentants du Ministère de la jeunesse des sports et de l’éducation physique, du Ministère de la santé publique, du conseil national de l’ordre des médecins, des facultés de médecine et du comité national olympique tunisien pour étudier le profil du médecin du sport et ses attributions.

En conclusion , les présentations des orateurs et les débats ont mis à jour le manque de textes de loi régissant l’exercice de la médecine du sport dans notre pays et nous sollicitons la tutelle pour bien vouloir réglementer cette profession afin de mieux l’organiser.